Tu t'balances. Un coup à gauche. Un coup à droite. Sur ton fil de fortune.
Entre l'ombre et la lumière.
Tu t'laisses porter par le vent. Par les gens. Par l'amour qu'on t'donne. Ou qu'on t'reprend.
Tu maîtrises rien. Ni tes actes. Ni tes sentiments.
Y'a pas d'quoi être fière. De cette dépendance facile.
T'en deviens ridicule. A subir ce qui t'entoure. Et surtout ceux qui t'entourent. Qui t'asphyxient.
T'en as assez.
Assez d'toujours courber l'dos. Assez d'faire passer l'bonheur des autres avant l'tien.
Assez d'leur laisser une priorité trop adroite.
Alors au lieu de regarder ce bonheur-là s'évanouir comme du sable entre tes doigts, tu ferais mieux d'griller les feux rouges. Sans réfléchir. Aller au bout. Quitte à ce que le choc soit violent.
Arrêter d'permettre aux Autres d'appuyer sur ta pédale de frein.
Même si personne ne t'attend.
Au tournant.


